I. Une préparation intense, facteur       

        essentiel au bon déroulement de l’opération

   

 

    A)  Une préparation fusionnelle entre un homme et une équipe

 

         La mission Red Bull Stratos a été lancée en janvier 2010. Mais l’idée a été pensée bien avant. En effet, un tel projet a mis du temps pour se mettre en place. Il a fallu trouver les bonnes personnes capables de le réaliser. Ces personnes furent entre autre Felix Baumgartner, parachutiste militaire autrichien de 43 ans, Joseph Kittinger, ancien détenteur des records de la mission précédente « Excelsior »,  et une équipe de scientifiques. 

 

              a)  L’entraînement de Felix Baumgartner

 

          La préparation de Felix a été des plus intenses ! On parle de 5 ans d’entrainement autant moral que physique. Il est vrai que l’autrichien risquait sa vie lors de ce saut de 39 045 mètres. Il a donc musclé son corps lors de ces cinq dernières années. Mais pour pouvoir faire un tel saut, il faut avant tout de l’expérience, et ça, Felix en avait beaucoup.  

              

                                                                  Felix lors d'un entrainement

 

         A l’âge de 16 ans, il réalise son premier saut en parachute qu’il fit car il se croyait « né pour voler » (comme il l’a indiqué sur son tatouage à l’avant-bras). Puis il rejoint l’armée de l’air autrichienne dans laquelle il effectue de nombreux sauts dans différentes conditions, ce qui lui faisait déjà un certain entrainement pour faire face aux différents problèmes liés à un saut en parachute. En 2003, il réalise la traversée de la Manche grâce à deux ailes de carbone.

Puis est venue la préparation du projet. Deux sauts tests ont été effectués, Felix équipé de sa combinaison : l’un de 21 818 mètres d’altitude (réalisé le 21 mars 2012) où il a atteint une vitesse de 540 km/h, et l’autre de 29 456 mètres (le 25 juillet 2012) où il a atteint la vitesse de 805 km/h.

    

                                         Felix survolant la Manche à l'aide d'ailes de carbone

 

         L’autrichien a du aussi affronter le stress. Il est vrai qu’il est difficile de transformer un stresse qui est d’abord néfaste sur l’organisme, en stress positif. Mais comment marche le stress ?

         Le stress débute par un stimulus stressant (on prend l’exemple de Felix prenant conscience de la mise en jeu de sa vie lors du projet). Lors de cette prise de conscience (phase d’alerte), un maximum d’énergie est mis à la disposition de l’organisme pour qu’il puisse réagir face au stress engendré.
Une décharge d'adrénaline, hormone sécrétée par les glandes surrénales (situées au-dessus des reins), commandée par le cerveau, entraîne une accélération du rythme cardiaque et facilite la libération de sucre par le foie. Les muscles disposent alors de toutes les ressources nécessaires, c’est-à-dire d’oxygène et de sucre, pour s’actionner. On voit aussi apparaitre une amélioration de la mémoire et de la vision.

Lorsque le stress se poursuit, l'organisme entre dans une deuxième phase, appelée phase de résistance. Celui-ci sollicite de nouvelles ressources énergétiques et essaye de rétablir son équilibre. Il va sécréter des hormones comme le cortisol (hormone du glucose), qui stimule la libération de glucose dans le sang, ou l'endorphine, aux vertus apaisantes. Lors de cette phase, le stress a une action encore bénéfique sur l'organisme d'un point de vue biologique (et non psychologique).

         Mais si le stress persiste davantage, il provoque une autre phase, phase d'épuisement. L'organisme n'a plus assez de ressources énergétiques pour continuer à gérer la situation et les défenses immunitaires faiblissent (fatigue, dépression…).

Alors allons imaginer le stress qu’a pu subir l’autrichien Baumgartner durant les 5 ans précédents la mission. Il a réussi, grâce à un mental d’acier, à transformer le stress négatif en positif, notamment grâce à l’adrénaline qui lui donnait l'envie d’y aller.

 

 

              b)  Derrière l’homme, la préparation de toute une équipe

 

         Bien que Félix Baumgartner ai une place très importante au sein projet, toute une équipe a été fondée derrière lui pour permettre le bon déroulement de l'opération. En effet, un grand nombre de "cerveaux" ce sont réunis, motivés par l'aspect scientifique et concret du projet, au delà de l'exploit humain.

Plus d'une centaines de personnes se sont regroupées et espèrent, avec ce saut, contribuer à la recherche en matière aéronautique. "Nous allons créer un précédent pour l'aviation. Personne n'a jamais franchi le mur du son sans être à l'intérieur d'un aéronef", a annoncé Jonathan Clark, le médecin officiel de la mission, il a une connaissance très précise des dangers auquels Felix a eu affaire puisqu'il fut le chirurgien des équipages de six vols des navettes spatiales américaines.

                                                                Mise en position de la capsule

 

         On retrouve aussi l'un des personnages important dans ce projet : Joseph kittinger, le détenteur de l'ancien record en chute libre estimé a 31 333m, qui a pu apporter des informations précieuses a Baumgartner, notamment sur les sensations encourues durant la chute. Le record de Kittinger a été établi en 52 ans auparavant, c'est à dire en 1960.

Cela veut donc dire que de nombreux outils ont été ameliorés, notamment la combinaison, qui est à la pointe de la technologie (Cf axe 2), qui a été pensée puis créée par une équipe de 45 scientifiques ayant tous des connaissances poussées en aéronautique et en sciences. L'un des protagoniste pour l'équipement fut Mike Todd, l'ingénieur officiel de la mission, considéré comme le responsable de la vie de Baumgartner, puisque ce dernier aurait pu mourir suite a un dérèglement au niveau de sa combinaison ou même de la capsule.

C'est pourquoi Félix devait avoir une confiance totale en son equipe, vu l'enjeu de la situation. On peut donc parler d'une preparation intense et fusionnelle entre un homme et une équipe.

Contrairement au saut de Kittinger, celui de l'autrichien a été fortement médiatisé, en partie grâce a l'implication de la célèbre marque de boissons énergisantes : Red Bull, sponsor du projet.

Une équipe médiatique a suivie Felix depuis le tout début de la mission permettant d'informé le public et, par la même occasion, mettre en avant le sponsor. Chaque faits importants on été immédiatement mis en ligne sur le site officiel de la mission.

 

     B)  Le jour J : un déroulement structuré.

 

 

 

                a) L'ascension vers la stratosphère.

 

 

L’ascension jusqu’à la stratosphère n’as pas été prise à la légère. Elle a même été très surveillée.

 

         A partir du moment où Felix est entré dans la capsule, il était sous les consignes de Joseph Kittinger (ancien « héros » de la mission précédente). En effet, celui-ci lui a dicté tous ses faits et gestes car les manipulations étaient très précises, surtout lors de l’ouverture de la nacelle à 39045 mètres. Félix possédait aussi des fiches explicatives de ce qu’il devait faire au cas où il y aurait des problèmes de connexion avec la base, comme vous pouvez le voir sur cette image.

                                               Felix à l'interieur de la nacelle lors de l'ascension.

 

De plus, l’ascension a été divisée en quatre phases précises :

  • Gonflement du ballon, pressurisation de la capsule, et installation de Felix à l’intérieur de celle-ci.
  • Départ de la nacelle gonflée à l’hélium.
  • Monter de la nacelle vers la stratosphère en moins de 3 heures.
  • A environ 36 000 mètres, dépressurisation de la capsule, sortie de Felix et mise en position pour le saut dans le vide.

 

         Mais Felix ne devait pas trop parler lors de l’ascension, ce qui était difficile car il était en perpétuel contact avec la base aéronautique, puisqu’il possédait une quantité limitée d’oxygène qui allait lui servir pour l’ascension vers la stratosphère et pour la chute dans le vide.

 

              b)   L'évènement tant attendu : le saut dans le vide.

 

 

         Juste avant de sauter, Felix a dû effectuer plusieurs manipulations dont celle qui consistait à appuyer sur le bouton rouge de la capsule. Cette étape était très importante car c’est ce bouton qui a permis à la nacelle de déclencher les commandes automatiques pour le retour de celle-ci sur Terre.L’autrichien savais exactement les caractéristique de cette chute : une fois qu’il avait sauté, il devait se maintenir en position latérale sans essayer de tourner sur lui-même (ce qui lui fait perdre ses repère géographique et qui lui fait perdre connaissance), puis il devait faire environ 6 minutes de chute libre pour enfin développer son parachute à 1 500 mètres du sol.

         La chute a débutée dans de bonnes conditions mais Felix a vite commencé à tourner sur lui-même et s’est même évanoui lors de cette chute. Heureusement il est revenu à ses esprits et a exprimé sa joie d’être arrivé à vaincre ce tourbillon infernal à Joseph Kittinger, qui lui à signaler qu’il perdait de l’oxygène en parlant. Felix s’est donc reconcentrer et à terminer cette mission, de façon victorieuse.

Red Bull avait prévu de filmer l’évènement en direct avec 8 caméras installées sur la capsule, au sol et sur Felix lui-même. On ne dénombre pas moins de 52 millions de connexion sur la vidéo en direct. Nous avons nous-même effectué un sondage pour avoir une moyenne du suivit de Red Bull Stratos au niveau de notre classe :

On peut en effet remarquer que, sur 34 personnes interrogés, 10 ont suivi ce projet en direct.Don environ 1 personne sur 3 aurait suivi le projet en direct, ce qui montre bien le coup marketing de la part de la marque Red Bull.